Automne 1862
« Au prochain carrefour, continuez tout droit ! »

 

Après la bataille du printemps, les armées se reposent et entament une ultime campagne en automne pour tenter de forcer la décision. Cette fois, les forces gouvernementales tentent une attaque sur les lignes de rebelles. Les ordres du général Bertrand, encore auréolé de sa victoire en Mai et de sa nouvelle étoile, sont de s’emparer d’un carrefour routier sur lequel, hasard de la guerre, la brigade du général Philippe est installée ! Protégée par quelques murets de pierre, elle avait, de plus, dotée ses lignes de défenses de quelques travaux de fortifications selon les ordres de leur général.

Les confédérés étaient installés sur deux lignes : une première ligne gardait les approches du carrefour tandis qu’une réserve avec un régiment d’infanterie et l’artillerie de la brigade sudiste était installée en arrière. Le flanc droit était tenu par les hommes du 7 Virginia.

 

Le Général Bertrand avait remarqué la puissance du centre de la ligne rebelle et avait décidé de lancer un assaut sur sa droite avec 4 régiments, soutenus par une batterie tandis qu’au centre, les cavaliers avaient mis pied à terre et protégeaient l’autre batterie en relation avec un régiment d’infanterie.

 

La bataille commence par une salve des Light Rifles de la batterie du Missouri qui vise et atteint les cavaliers rebelles ! Les régiments d’infanterie avancent ensuite au son des tambours, flûtes, fifrelins et compagnie. Nouveau venu, le 45 Illinois avait été intégré à la colonne d’assaut bien qu’il fut placé en arrière afin de donner de tout son poids lors du contact entre les deux infanteries. Rapidement, les cavaliers confédérés décident de se protéger des tirs des artilleurs de l’Union d’autant plus qu’ils étaient installés en face d’un sol rocailleux les empêchant de manœuvrer sans risquer leurs chevaux. Après quelques hésitations, ils décident de revenir vers leurs positions de départ alors que les fantassins de l’Union s’approchent des lignes rebelles.

 

Traversant un petit bois, les fantassins de l’Union prennent le relais de leur artillerie et tentent de lancer quelques salves sur les défenseurs de l’ennemi mais le succès n’est pas au rendez-vous ! Bien protégés par leurs murets, les confédérés répondent au feu des gouvernementaux même si les résultats ne sont pas aussi bons qu’espérés ! Les rebelles voient arriver leur batterie d’artillerie avec plaisir ainsi que les autres régiments de leur brigade. Trop optimistes, les artilleurs confédérés tentent de s’installer derrière le muret de leur droite mais ils sont accueillis par leurs ennemis par un tir d’infanterie qui élimine les servants d’une des sections de 6 pdr ! Prenant la faute sur lui, le général Philippe promet que l’on ne l’y reprendra plus ! C’est que c’est cher un canon ! Ayant identifié l’axe d’attaque des forces gouvernementales, le général confédéré envoie ses réserves pour soutenir l’attaque mais il prend aussi des unités sur sa droite qui n’est pas menacée par l’ennemi. Les artilleurs se replient pour éviter les pertes et prennent position derrière leur infanterie pour s’apercevoir qu’ils ne peuvent tirer sur l’infanterie de l’Union !!!! Le régiment venant de la droite traverse le carrefour routier et est pris à partie par l’autre batterie de l’Union qui étrenne ses canons Napoleon à cette occasion. Les salves des infanteries continuent sur la droite des forces de l’Union mais les résultats sont maigres des deux côtés ! Pour le général Bertrand, tout cela n’est pas bon : le temps passe et les lignes confédérées ne cessent de se renforcer ! Il faut lancer l’assaut et vite … Surtout qu’un jour ou l’autre, la batterie confédérée va finir par se placer et envoyer des kilos de plomb dans ses fantassins ! Un message du colonel du régiment de flanc lui annonce d’ailleurs que les premiers boulets tombent sur ses lignes et le régiment demande la permission de changer de position pour limiter les pertes.

Les quatre régiments chargés de l’assaut étant prêts, l’ordre est donné de charger ! C’est le moment que choisit le colonel du 45 Illinois de se rappeler que son collègue du 1 Illinois lui avait soufflé les faveurs d’une jeune femme de Chicago et qu’il décide de ne pas appuyer l’attaque en cours !!!! La grande charge des fédéraux s’abat sur les lignes confédérées pour une mêlée pleine de cris et de fureur ! Las ! Les rebelles repoussent toutes les attaques lancées ! Désorganisées, les unités bleues reculent et subissent de nouvelles salves des défenseurs ennemis sans pourvoir répliquer efficacement ! Pour protéger la retraite de ses camarades, le 24 Indiana reste à portée de fusil des rebelles avec le 45 Illinois qui, lui, perd du monde et se replie rapidement.

Les artilleurs confédérés tentent une dernière fois de se faire remarquer en attaquant la batterie du Missouri par des tirs à longue portée mais la réplique des fédéraux leur coûte encore une section de 6 pdr ! Ce n’était vraiment pas leur journée …

Les pertes ont été lourdes pour le Général Bertrand qui signale à son commandement qu’il suspend son attaque, préférant garder ce qui lui reste de forces pour tenir sa place dans la ligne de bataille de l’armée !

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ignale à son commandement qu’il suspend son attaque, préférant garder ce qui lui reste de forces pour tenir sa place dans la ligne de bataille de l’armée !

 

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